Historique de l'institution | Les textes significatifs de l'évolution du Conseil
Les Présidents du CES | Bibliographie du CES



Président de 1947 à 1954

Léon JOUHAUX (1879 -1954)

Entré à 16 ans en 1895 à la manufacture des tabacs d'Aubervilliers, il y découvrit le militantisme syndical et devint secrétaire général de la Confédération générale du Travail en 1909.

En 1916, il lança l'idée d'un organisme international pour élaborer les instruments d'amélioration de la condition ouvrière et la guerre terminée il participa à la Conférence de la Paix et aux négociations qui aboutirent à la création de l'Organisation internationale du Travail en 1919.

En l936, il contribua aux réformes concernant les conventions collectives, les congés payés, la semaine de 40 heures, les nationalisations.

Après la seconde guerre mondiale, il intervint aux Assemblées des Nations Unies en faveur du développement de la coopération internationale notamment dans le contrôle du désarmement et dans les grands travaux internationaux contre le chômage.

En 1947, il devint le premier des Présidents du Conseil économique dont il avait lancé l'idée dès 1918.

En 1949, il fut élu Président du Conseil international du Mouvement européen.

En 1951, il reçut le prix Nobel de la paix.




Président de 1954 à 1974

Emile ROCHE (1893 -1990)

Il commença sa carrière en tant que journaliste en collaborant au journal " Le Cri des Flandres " à Hazebrouck en 1911.

En 1928, il avait fondé un journal hebdomadaire, " La Voix " puis avec Edouard Daladier, un quotidien " La République " qui interrompit sa parution en 1939.

A partir de 1945, il collabora à un hebdomadaire économique " La Semaine "qu'il acquit ensuite et qui fusionna avec " La Vie française "

L'homme politique

Après la première guerre mondiale qu'il termina comme officier, il s'inscrivit en 1919 au Parti radical de Lille et il devint Président de la Fédération radicale et radicale-socialiste du Nord en 1932.

Proche de Joseph CAILLAUX, il lui apporta sa collaboration de 1928 à 1944 (date du décès de celui-ci).

Entré au Conseil économique en 1951, il en devint le Président en 1954 puis en 1959, celui du tout nouveau Conseil économique et social et fut constamment réélu jusqu'en 1974, date à laquelle il ne sollicita pas un nouveau mandat.

Il fut membre de la délégation française au Comité économique et social européen dés sa création et en devint le Président en 1962.

Publications

" On a voté... et maintenant " (1936)

" Un Plan pour sortir de la crise ", (1936)

" L'Or n'est plus roi " (1943)

" Caillaux que j'ai connu " (1948)

" L'Ere des métamorphoses " (1959)




Président de 1974 à 1987

Gabriel VENTEJOL (1919 -1987)

A l'âge de 16 ans il entra comme peintre sur porcelaine dans une fabrique et parallèlement poursuivit des études de droit à l'issue desquelles il entra à la Mairie de Limoges où il exerça les fonctions de rédacteur jusqu'en 1950.

Après la seconde guerre mondiale durant laquelle il participa à la résistance dans sa région, il s'affirma comme un militant syndical très actif et devint secrétaire du syndicat CGT des employés municipaux de Limoges et lorsqu'intervint la scission il fonda l'union départementale Force-Ouvrière et en devint le premier secrétaire.

En 1950, il fut élu secrétaire confédéral et constamment réélu jusqu'à son élection à la présidence du Conseil économique et social en octobre 1974.

Au nom de sa confédération, il participa aux programmes d'action régionale, au Comité Armand-Rueff consacré à l'examen des situations de fait ou de droit qui constituent un obstacle à l'expansion de l'économie (1958), au Comité économique et social européen.

Il présida l'ONISEP (Office national d'information sur les enseignements et les professions) et le CELSA (Centre d'études littéraires et scientifiques appliquées).

Il entra au Conseil économique et social en 1959 et y présida la section du plan et des investissements de 1964 à 1967 puis fut élu vice-Président et enfin Président de 1974 à 1987, date à laquelle il ne demanda pas le renouvellement de son mandat.

Il fut désigné pour représenter le Gouvernement français au Bureau international du Travail en 1976 et en devint le vice-Président l'année suivante.




Président de 1987 à 1999

Jean MATTEOLI (1922 - 2008)


Engagé dans des actions de Résistance dès le mois d'août 1940, il appartint à deux réseaux : le Bureau des Opérations Aériennes et le Réseau Navarre en qualité de Chargé de Mission. Arrêté le 7 avril 1944, il fut déporté successivement au camp de concentration de Neuengamme, puis Bergen-Belsen. Il fut à ces titres, l'objet de trois citations dont deux à l'Ordre de l'Armée et une à l'Ordre du Régiment.

Entré en 1945, comme Chargé de Mission au Cabinet du Commissaire de la République de Bourgogne et Franche-Comté il fut, dès l'année suivante, nommé Chargé de Mission pour les questions économiques et financières au Cabinet de l'Administrateur Général de la zone française d'occupation en Allemagne, Emile LAFFON, qu'il accompagna lorsque celui-ci prit ses fonctions de Président des Houillères du Bassin du Nord et du Pas de Calais dans le Nord de la France.

En octobre 1968, pour sa connaissance exceptionnelle du terrain, le Gouvernement le nomma Commissaire à la Conversion Industrielle de la Région Nord Pas-de-Calais, Président du Bureau Départemental d'Industrialisation des Ardennes et en 1973, Président des CHARBONNAGES DE FRANCE.

Membre du Conseil économique et social au début de 1973, il est élu, en octobre 1974, Président de la section des Problèmes économiques généraux et de la Conjoncture.

Il entre au Gouvernement en novembre 1979 comme Ministre du Travail et de la Participation.

Elu en 1983 Conseiller de Paris, adjoint au maire et Conseiller régional, il abandonnera ces fonctions à la suite de son élection à la présidence du Conseil économique et social, en avril 1987, succédant à Gabriel VENTEJOL, il est ensuite réélu Président de cette Assemblée, le 10 octobre 1989, le 10 mars 1992, le 28 septembre 1994 et le 25 mars 1997.

Président de la Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (F.N.D.I.R.) de 1987 à 1993, il en devient le Président d'Honneur. Il participe, en 1993, à la création de la Fondation de la Résistance dont il est le Président.

En juin 1993, le Premier Ministre lui demande de présider une commission d'experts chargée de faire des propositions au Gouvernement sur les problèmes de l'emploi, et en particulier, sur les emplois de service et de proximité : deux rapports sont publiés en septembre 1993 et mars 1994.

En décembre 1995, le Premier Ministre le nomme Médiateur dans le conflit avec la SNCF.

Par décret du Président de la République du 9 mai 1996, il est nommé membre du Conseil de l'Ordre National de la Légion d'Honneur.

En février 1997, le Premier Ministre lui confie la mission d'étudier les conditions dans lesquelles les biens appartenant aux Juifs de France ont été confisqués, acquis par fraude, violence ou dol, tant par l'occupant que par les autorités de Vichy, entre 1940 et 1944.

Jean MATTÉOLI a été élevé à la dignité de Grand'Croix de la Légion d'Honneur en 1998. Il est titulaire de la Croix de Guerre et de la Médaille de la Résistance.

Il a été élu, par acclamations, Président d'honneur du Conseil Économique et Social le 28 septembre 1999.




Président actuel



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