Un collégien sur cinq sont des victime de la cyber-violence

fred

D’après une enquête réalisée par le ministère de l’éducation nationale publiée jeudi 27 novembre, un collégien sur cinq serait victime de violences sur Internet ou par SMS.

Des collégiens humiliés et insultés

Une enquête initiée par le ministère de l’éducation nationale révèle qu’un collégien sur cinq, soit 14 %, subit des cyber-violences sous la forme d’humiliations, d’insultes ou d’actes dévalorisants envoyés par mails, notifications sur les réseaux sociaux ou SMS. Par rapport aux résultats des enquêtes de 2011, la proportion des victimes a augmenté de 5 %. Si l’on tient compte de la publication de photos et de films agressifs ainsi que du happy slapping (actes de violences filmés), elle atteint un taux de 19 %. Les données s’accroissent en fonction de l’âge des victimes – 15 % des élèves de 6e et 20 % des élèves de 3e –. Et les filles, plus que les garçons sont concernées par ce phénomène. Malgré son caractère discriminatoire, le phénomène est tout aussi présent dans les établissements de l’éducation prioritaire que dans d’autres établissements.

35 % des victimes se taisent

L’étude a été réalisée auprès de 21 600 élèves, un échantillon représentatif de tous les collégiens de France. Les auteurs révèlent que ces micro-violences, souvent sous la forme d’insultes, de chantage à la photo dénudée ou d’usurpation d’identité, peuvent impacter sur la vie des victimes puisqu’« elles restent inscrites dans le temps et vont au-delà des murs du collège ». Un grand nombre d’élèves dans le même établissement peuvent en effet recevoir les vidéos et films dévalorisants. Souvent, les victimes s’exposent à d’autres anicroches, telles que les bousculades, les vols d’objets personnels ou d’effets scolaires, ainsi que les mises à l’écart. 20 % des collégiens déclarent avoir été au moins victime de trois types de cyber-violence, ce qui est vraisemblablement considéré à du harcèlement.

Briser le silence

Pour aider les victimes à briser le silence et apporter des solutions à court et à long terme, l’ancien ministre de l’éducation nationale Vincent Peillon a mis en place une délégation ministérielle sur la violence scolaire. 35 % des collégiens concernés par le phénomène, les garçons en particulier, n’osent pas parler de ce qui leur est arrivé. Les plus courageux en discutent avec leurs amis (33 %), à leurs parents (29 %) et même parfois aux responsables du collège (16 %). Seulement 8 % ont dénoncé ces actes en portant plainte.

Malgré la hausse du phénomène, plus de 90 % des élèves déclarent se sentir bien dans les établissements où ils étudient. Cela est indispensable pour l’appréciation de l’environnement scolaire. En effet, 70 % des élèves prémunis tablent sur un climat positif, contre 55 % des élèves concernés par la cyber-violence.

1 Comment. Leave new

Juste un grand merci pour votre information cela tombe à pic pour moi

Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Anti-Spam Quiz: