Le crédit à la consommation : y a-t-il une connexion avec la crise ?

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Depuis 2008, la production de crédit à la consommation n’a cessé de connaitre une baisse vertigineuse et ce jusqu’en 2013. Cinq années consécutives où l’octroi de crédit est en effondrement. Les ménages préoccupés par la conjoncture se retiennent de demander un crédit. Mais, est-ce par simple prudence ? Selon l’Association française des sociétés financières (ASF), l’année 2013 a enregistré un recul de la production de crédits à la consommation de 1,3 % estimé à 34,8 milliards d’euros. Et dire qu’en 2012, la situation était moins bonne avec une baisse de -4,9 %. La légère reprise de production de l’été et du mois décembre 2013 n’a pas suffi à dissimuler la carence des autres mois.

 

Le crédit à la consommation, les ménages sont-ils plus prudents ?

Contrairement au crédit immobilier, le constat en est que dans la mesure du possible, les ménages préfèrent rester prudents quant à vouloir faire une demande de crédit à la consommation. D’un côté, le marché automobile est en déclin, ce qui a entrainé un recul de 3,4 % du financement de voitures neuves-crédit classique et location avec option d’achat. Un problème aux conséquences dramatiques si l’on se réfère à l’année 2012 durant laquelle un recul de 5,7 % sur les immatriculations de voitures neuves a été enregistré. Ainsi, un nombre non négligeable de ménages veulent autant que possible limiter l’acquisition  d’équipements tels que l’électroménager, les meubles et les équipements multimédias via un crédit. Les chiffres en témoignent : la production de crédit à la conso a connu une hausse de 2,5 % en 2012 et une chute de 6,6 % en 2013. La régression s’explique par le durcissement des conditions depuis la mise en vigueur de la Loi Lagarde. Une loi sur la consommation est en deuxième lecture au Sénat. Elle envisage d’apporter un meilleur renforcement à l’encadrement sur le lieu de vente.

 

Les crédits à la consommation, moins acquis que les prêts personnels ?

Actuellement, de plus en plus de ménages tendent à se tourner vers les prêts personnels. Et si un recul a été enregistré au niveau de la production des crédits à la consommation, le nombre de souscriptions à un prêt personnel a connu une nette progression de 3,3 % en 2013, contre une baisse de 6,5 % en 2012. Et l’Association française des sociétés financières (ASF) de corriger qu’« Il n’en demeure pas moins qu’avec 11 milliards d’euros, le montant des nouvelles opérations est encore inférieur de 14 % au plus haut enregistré en 2007».

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