Chauffeur routier, quelles exigences ?

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Vous auriez tort de croire que le métier de chauffeur routier se limite à rester de longues heures derrière un volant. En effet, il est demandé au conducteur de réaliser bien d’autres tâches en parallèle tout en tenant compte de la forte législation qui encadre ce métier.

Un métier aux multiples tâches

Avant de prendre la route pour livrer sa marchandise, le chauffeur routier doit s’assurer du bon fonctionnement de son véhicule en effectuant des opérations de contrôle primordiales comme vérifier l’état des pneumatiques, du système de freinage ou encore les niveaux d’huile comme cela se passe chez auprès du transporteur Europe TP. En cas de manquement à ces vérifications et d’accident, le conducteur pourrait être tenu pour responsable. Le chauffeur routier s’assure également du bon état, de la complétude du chargement à livrer et de la bonne conformité (au niveau national et international) des documents relatifs à la cargaison. Il doit effectuer aussi les manœuvres (demandées par l’équipe sur place) de son ensemble routier pour permettre le bon chargement des marchandises. Sachez qu’il peut lui être demandé de participer à la mise en place du chargement dans la remorque à l’aide d’un chargeur automatique et même d’effectuer lui-même l’arrimage des marchandises avec des cordes, des cales et des chaînes.

Place désormais à la partie acheminement des marchandises. Le conducteur routier doit ainsi choisir l’itinéraire le plus adéquat en tenant compte de ses temps de conduite et de ses obligations de repos. Durant le trajet, il lui est nécessaire de respecter les obligations du code de la route et notamment le respect de la vitesse maximale autorisée. Le conducteur routier se doit d’être pragmatique. En effet, il lui faut s’adapter aux différentes conditions de circulation ou à l’état des routes pour lui permettre d’assurer dans les meilleurs conditions et délais la livraison de la marchandise à son client. En cas d’incident ou de problème, le conducteur signale les retards et les difficultés (défauts du camion, accidents, perturbations du trafic…) à son responsable mais aussi à son client. Notez toutefois que le chauffeur routier doit avoir la capacité d’effectuer l’entretien et les réparations de premier niveau comme un changement de pneu ou encore la réparation de petits défauts du circuit électrique.

Une fois arrivé à destination, il sera demandé au conducteur de réaliser l’ensemble des manœuvres nécessaires au bon déchargement de la marchandise. Le chauffeur pourra également participer à cette opération. Il s’assurera principalement de récupérer les documents attestant de la livraison (comme un reçu) et pourra même encaisser sur place la facture.

Des règles strictes à respecter

Outre le code de la route, le conducteur routier a l’obligation de suivre des contraintes concernant son temps de travail. Ce dernier est défini par un règlement européen dénommé « CE 165/2014 » s’appliquant à tout conducteur (public ou privé, salariés ou non) utilisant un véhicule poids-lourd (PTAC supérieur à 3,5 tonnes) à l’intérieur de l’Union Européenne.

Ainsi les temps d’activités (appelées également temps de service) du chauffeur peuvent être découpés en 3 parties. La première est, bien évidemment, la « conduite » qui regroupe les moments durant lesquels le conducteur se trouve au volant d’un véhicule en mouvement. Attention il existe des limitations journalières et hebdomadaires au temps de conduite. Le temps passé au volant d’un véhicule à l’arrêt est décompté dans les deux autres parties. En effet, on différencie le temps de « travail » (opérations de chargement et déchargement) du temps de « mise à disposition » (le chauffeur à l’obligation de se tenir près de son véhicule).

Les périodes de repos représentent les moments dont dispose librement le conducteur (donc hors temps de mise à disposition). Elles doivent être d’une durée de 11 heures minimum par jour pas nécessairement continues selon les cas. A signaler également l’obligation d’une coupure de 45 minutes après 4h30 de temps de conduite.

Cette traçabilité des différents temps est permise par l’utilisation d’une carte numérique ou de feuilles d’enregistrement (appelées disques) placées dans un chronotachygraphe. Lors d’un contrôle de police ou de gendarmerie, il pourra être demandé au conducteur routier de justifier de son activité jusqu’à 28 jours plus tôt. Il devra aussi fournir une attestation de non-conduite, établie par l’employeur, en cas de non-activité.

Des interdictions à connaître

Les camions sont également sujets à des interdictions de circuler, propres à chaque pays. Nul n’étant censé ignorer la loi, il appartient donc à un chauffeur international de se renseigner sur l’Interdiction de circuler de chaque pays traversé.

En France, ces interdictions visent à faciliter la circulation des autres usagers de la route lors de pics de fréquentation. Ainsi, les poids-lourds ou les ensembles dont le PTAC est supérieur à 7,5 tonnes n’ont pas le droit de rouler sur le territoire national le week-end (à partir du samedi à 22h00 jusqu’au dimanche à 22h00) et les veilles de jours fériés (de 22h00 jusqu’à 22h00 le lendemain). Notez également qu’un arrêté ministériel prévoit jusqu’à cinq autres périodes par an en fonction de l’état du trafic prévu. Il s’agit le plus souvent de samedi (de 7h00 jusqu’à 22h00) ou de dimanche (de minuit jusqu’à 22 heures).

Il existe aussi des restrictions de circulations limitées au niveau régional. Citons par exemple les cas du réseau Rhône-Alpes (à cause des conditions climatiques en période hivernale) et de la région parisienne (concernant certaines portions autoroutières d’accès à la capitale). Comme pour le cas des routiers internationaux, il appartient donc au conducteur de connaître, même au niveau régional, la législation.

Enfin, il vous faut savoir qu’il existe des possibilités de dérogations à ces restrictions de circulation. Ainsi les camions frigorifiques, les véhicules effectuant le transport d’animaux vivants, de produits agricoles durant les récoltes ou encore de matériels à destination d’événements culturels ou sportifs ne seront pas concernés. Il ne sera pas nécessaire de faire une demande d’autorisation au préalable, et cette dérogation est constante et permanente. Attention toutefois à bien en respecter l’ensemble des strictes conditions d’application définies par la loi. En effet, tout contrevenant s’exposera à de sévères amendes et à l’immobilisation immédiate du véhicule.

 

 

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