La jeunesse européenne bien pessimiste sur son avenir

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L’étude réalisée par Vodafone évalue non seulement l’avenir social de la jeunesse européenne, mais elle met aussi en avant une Europe numérique. En fait, les résultats de l’enquête seront analysés lors du forum de la Numérisation Europe qui se tiendra à Berlin au début de Décembre et qui mettra en vedette la présence d’Angela Merkel, la chancelière allemande, ainsi que les dirigeants des grandes entreprises de technologie Informations opérant en Europe (Intel, Ericsson, Huawei, IBM…) et les universités européennes.

Les jeunes Espagnols dans la ligne de mire

Les jeunes Espagnols sont parmi les plus pessimistes en Europe pour leurs futurs emplois. Ils pensent qu’ils vivront pire que leurs parents et plus de la moitié planifient d’aller dans d’autres pays pour chercher du travail. En gros, ce bilan est extrait de l’enquête menée par l’Institut pour la société et Vodafone dans six des pays les plus importants en Europe (Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Pays-Bas, République tchèque et Espagne) auprès de 6 000 jeunes entre 18 et 30 ans.

Les Espagnols ainsi que les Italiens sont les moins confiants dans le cadre de la recherche d’un emploi dans leur pays. Trois Italiens sur quatre estiment qu’il y a de meilleures opportunités de travail à l’étranger (notamment en Europe), c’est pourquoi 58 % projettent d’aller en Espagne à la recherche d’un travail. Ce chiffre contraste avec celui de l’Allemagne, où seulement 21% des jeunes choisissent d’aller travailler à l’étranger. L’attitude favorable à l’émigration ne correspond pas à la situation actuelle, où seulement un jeune Espagnol sur quatre dit avoir vécu dans un autre pays.

Economie et emploi

L’étude révèle que les Néerlandais (71%) et les Allemands (66%) sont les plus optimistes quant à leur avenir, en revanche les Italiens (41%) et les Espagnols (49%) le sont moins. C’est ce qui peut bloquer la situation économique de chaque pays. Au cours des entrevues, les enquêteurs ont demandé aux personnes si elles s’attendent à avoir une vie meilleure que celle de la génération de leurs parents. Seulement 29% des Espagnols se sont prononcés positivement, contre 43% des Allemands. Les mêmes statistiques ont été répétées lorsque les jeunes ont été questionnés sur leur confiance à trouver un emploi en fonction de leur formation. 40% des espagnols sont en mesure de s’engager dans leur domaine de formation, contre 66% des Allemands et 59% des Britanniques.

Prévention chômage

40% des Espagnols veulent devenir entrepreneurs et lancer leur propre entreprise. Dans la situation actuelle de l’emploi des jeunes, les différences sont également considérables. Alors qu’en Allemagne, au Royaume-Uni et en République tchèque, entre 38% et 44% des employés travaillent à temps plein, dans le cas de l’Espagne et de l’Italie, respectivement entre 20% et 18% des employés travaillent à mi-temps. En ce qui concerne les raisons du choix de l’emploi, l’intérêt pour le secteur professionnel choisi est la raison la plus courante dans tous les Etats, mais l’Espagne est le seul pays où « la prévention chômage » est un motif plus important pour prendre un emploi que le salaire octroyé.

La précarité et le chômage qui s’étendent notamment en Espagne et en Italie laissent aussi des notes sur la persévérance scolaire pour compenser le manque de possibilités d’emploi. Bien que 58% des jeunes Espagnols croient que la formation est suffisante pour avoir un travail, 65% des enquêtés âgés de 18 et 27 ans sont encore aux études, contre 48% des jeunes de plus de 30 ans.

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