Le gouvernement souhaite faire évoluer la prise en charge de la dépendance

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Avec une demande de services à la personne toujours croissante et en mutation du fait d’un soutien devenu  indispensable à une population vieillissante, dont les familles ne peuvent en assumer la responsabilité physique, du fait de la migration géographique des cellules familiales, le secteur de l’aide à domicile se porte bien et s’adapte à cet environnement qui demeure un pan important dans la société française.

La demande croît et l’offre s’adapte notamment du coté des organismes privés qui ont su fédérer des compétences nouvelles et répondre aux besoins réels constatés. Ces organismes prestataires, c’est-à-dire des entreprises privées, ont développé une réponse sur de nombreux sujets qui vont de l’assistance à la personne âgée qui ont un besoin réel d’aide à leur domicile, liée à la gestion des repas, du ménage, du jardin, à la gestion de situations plus complexes liées à une maladie de type Alzheimer ou Parkinson dont la gestion est plus compliquée à traiter notamment au niveau des troubles psychiques tel que le changement des habitudes alimentaires, la perte de mémoire, l’agressivité ou l’isolement social ou une perte de gestion physique dans ses déplacements.

L’appui de ces sociétés donne une bouffée d’oxygène dans la gestion quotidienne auprès des familles. Ces aides à domicile permettent surtout un maintien de la personne sur son lieu de vie, et demeure une alternative aux solutions d’EPHAD, qui sont souvent vécues difficilement par les personnes âgées.

Un enjeu collectif majeur

Les gouvernements successifs ont pris conscience de cet état de fait et de la gestion de solidarité qui est un enjeu majeur pour un pays. Le dernier plan présenté par la ministre de la santé se veut avant tout lié à la prévention de la perte d’autonomie, notamment sur le financement des aides qui vont etre repensés. Cette prise en charge sera totalement repensée pour développer l’accueil de jour. Le gouvernement rappelle que la dépendance va exploser sur les 30 ans à venir. 1,5 million de personnes ont plus de 85 ans en 2017. En 2050 les projections indiquent qu’elles seront 4,8 millions.

.Pour Bernard Bensaid, Président de l’association d’aide à domicile amapa : « L’aide à domicile est un secteur économique qui va connaître un accroissement très fort du nombre de bénéficiaires avec 20 millions de personnes âgées en 2030. Chacune aspirant à vivre longtemps à son domicile dans une bonne condition physique et à la recherche d’un bien-être personnel et environnemental. De nombreux postes devront être créés. Mais le tout se fera dans des budgets de plus en plus contraints. Nous devons nous préparer dès aujourd’hui à répondre aux besoins légitimes et évolutifs de ces personnes. Nous devons adapter nos organisations pour que le service rendu soit le plus efficient possible en utilisant les outils numériques, collaboratifs, mutuels et innovants dans tous les domaines.

Nous devons enfin imaginer le parcours de vie qui permettra à chacun de vivre son vieillissement en toute sérénité »