L’équilibre impossible de la fed entre l’inflation et la dette des USA

fred

Près d’une décennie après que les Etats-Unis aient enchainé la plus forte émission de dettes de l’histoire, doublant la dette américaine de 10 à 20 milliards de dollars sous le président Obama, le risque parait dangereux pour de nombreux économistes.  Ce programme a été mis en place de façon non conventionnel par la Fed sous Madame Yellen eN raison de la crise des Subprime de 2008. Le changement de présidence début Février 2018 avec le départ de Madame Yelen, a été comme un soulagement éventuel pour certains stratèges financiers, car la Fed devrait réduire sa taille de bilan. Mais la Fed commence à s’inquiéter de la viabilité de la dette américaine avec la nouvelle équipe puisque le relèvement des taux d’intérêts Américain pour contenir l’inflation commencent à peser sur le financement de certaines dettes, notamment la dette étudiante, la dette sur les actifs immobiliers, la dette sur les cartes de crédit, la dette sur les acquisitions de voiture.

La Réserve fédérale devrait continuer à relever les taux d’intérêt américains cette année en réponse à une croissance économique accélérée par les récentes baisses d’impôts et une économie mondiale plus forte, a déclaré mercredi le président de la Réserve fédérale de Dallas, Robert Kaplan.

« Je crois que la Réserve fédérale devrait augmenter graduellement et patiemment le taux des fonds fédéraux en 2018 », a déclaré M. Kaplan dans un communiqué mettant à jour son point de vue sur les perspectives économiques et politiques.

« L’histoire suggère que si la Fed attend trop longtemps pour sortir de sa zone de confort à ce stade du cycle économique, les excès et les déséquilibres commencent à se faire sentir, et la Fed doit finalement rattraper son retard. » La Fed devrait largement augmenter ses taux trois fois cette année, à partir du mois prochain.

M. Kaplan, qui ne vote pas sur la politique de la Fed cette année mais participe à ses réunions régulières de fixation des taux, n’a pas précisé le nombre de hausses de taux qu’il préfère pour cette année. Mais il a averti mercredi que la chute de la courbe de hausse des taux pourrait rendre une récession plus probable au niveau des USA.

Risque majeur sur la révision fiscale de Trump sur les investissements futurs

Faisant écho à la récente analyse de la banque Goldman , qui avertit que le plan de dépenses républicain récemment mis en place pourrait entraîner un endettement «insoutenable», Mr Kaplan (qui travaillait auparavant pour Goldman) a aussi lancé quelques avertissements sur la révision fiscale récente de l’administration Trump qui doit contribuer à la croissance de l’économie américaine dont les taux avoisineraient 2,5% à 2,75% cette année, poussant le taux de chômage américain à 4,1% à 3,6% à la fin de 2018. Mais selon Mr Kaplan, ce cycle ne pourrait pas pour autant durer longtemps.

Sur la question très importante de l’inflation est au coeur des regards des marchés financiers actions, Mr Kaplan a prévu qu’elle se raffermirait cette année vers  l’objectif de 2%, comme la Fed la prévu. Mais attention aux mauvaises tendance, puisqu’avec un taux de chomage à 3,6%, les tendances inflationnistes sur les salaires, pourrait faire exploser ce taux, et la planete finance, du fait d’un marché action totalement manipulé par l’achat d’actifs en masse par les Banques centrales justement.

L’avertissement le plus ironique est cependant venu lorsque Mr Kaplan a prédit l’avenir fiscal américain au-delà de 2 ans : il a déclaré que si les réductions d’impôt des sociétés et autres réformes pourraient stimuler la productivité et augmenter le potentiel économique, la plupart des effets stimulants disparaîtront en 2019 et 2020 laissant derrière une économie avec un fardeau de la dette plus élevé qu’auparavant.

« Cette augmentation projetée de la dette publique par rapport au PIB arrive à un point dans le cycle économique où il serait préférable de modérer le taux de croissance de la dette au niveau gouvernemental », a déclaré Mr Kaplan.

Il se référait, indirectement, au graphique de Goldman Sachs, qui suggère que les États-Unis deviendront une république bananière en quelques années seulement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Anti-Spam Quiz: