Sinusite sphénoïdale : quels examens complémentaires ?

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Le sinus sphénoïdal est une des quatre paires de cavités de l’os du visage qui sont en relation avec les fosses nasales. Il est profondément situé, en arrière des sinus ethmoïdaux. La maladie peut revêtir trois formes : la suppuration, l’abcédation ou la forme latente. Elle est souvent grave et souvent de cause infectieuse. Elle peut être d’origine bactérienne, virale ou fongique qui veut dire causée par les champignons. L’affection se caractérise par la fréquence des complications neurologiques centrales et ophtalmologiques avec un pronostic vital et fonctionnel réservé.

Les imageries servent à établir le diagnostic mais surtout pour dépister les complications souvent graves. La radiographie des sinus ne donne pas de résultats satisfaisants dans le diagnostic de sinusite sphénoïdale. Le scanner permet la précision des bilans anatomiques qui permettront de rechercher les facteurs favorisants et les complications. L’image à résonnance magnétique ou IRM recherche surtout une tumeur ou une extension de la lésion à l’intérieur du crâne. L’examen endoscopique des fosses nasales permet la détection des sécrétions purulentes postérieures.

Sinusite sphénoïdale : comment la reconnaître ?

 

Ce sont les céphalées ou maux de tête qui caractérisent la sinusite sphénoïdale. Elle se démarque par sa particularité. La douleur est rebelle, prédominante la nuit. Le malade ressent des irradiations aux tempes, à la nuque, en arrière du cou et en arrière des yeux. Des écoulements du nez sont souvent présents. On peut aussi observer des troubles de la vision. Le malade est fiévreux dans la forme aigüe de la maladie. Des fois une paralysie des nerfs crâniens existe. En cas de suppuration, le malade ressent un écoulement postérieur permanent. Cela l’oblige à racler constamment. Son mal de tête lui fait l’effet d’un casque. La douleur irradie vers ses orbites et sa nuque.
Un abcès du sphénoïde se caractérise par la sévérité des maux de tête, rebelles, entravant toute activité. Pour la sinusite sphénoïdale latente, les signes sont variés allant de signes ophtalmologiques à une douleur des nerfs de la face ou à des sensations de fourmillements au sommet du crâne..

Sinusite sphénoïdale : comment la traiter ?

 

Le traitement de la maladie dépend surtout du germe en cause et des formes cliniques de la maladie. Un traitement médical de la sinusite sphénoïdale est d’abord tenté. En cas d’atteinte bactérienne, un prélèvement en vue d’un antibiogramme est réalisé. Il permet de choisir l’antibiotique adapté au germe. Un traitement antibiotique est prescrit pour 8 à 10 jours. Des corticoïdes y sont associés pour 5 à 6 jours. En cas d’échec, on a recours à la chirurgie. La sphénoïdotomie consiste en une ouverture de la paroi antérieure du sinus sphénoïdal. On découvre alors du pus franc ou des lésions muqueuses qui ont la forme de polypes. Le pronostic est favorable la plupart du temps.

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