Comment reconnaitre une tuberculose pulmonaire ?

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Ce sont les patients bacillifères qui sont à l’origine de la contamination. En cas de tuberculose pulmonaire, la contagion est favorisée par la toux, les éternuements voire même la parole par émission de gouttelettes par le sujet infectée. La contamination d’un individu sain par un individu malade se fait donc par voie exclusivement aérienne avec cette tuberculose. Par cette voie, les bactéries vont pénétrer dans les poumons, jusque dans les alvéoles où ils vont se multiplier. Ils pourront alors entrainer une infection qui causera plusieurs symptômes.

Quels sont les facteurs de risque de cette tuberculose pulmonaire ?

Les facteurs de risque de la tuberculose pulmonaire sont multiples. Les sujets âgés (à partir de la soixantaine), les transplantés, ou encore les immunodéprimés (notamment les sujets sidéens, les cancéreux, les personnes qui suivent une corticothérapie au long cours) sont les plus à risques. En effet, l’augmentation des cas de tuberculose dans le monde est principalement due à la recrudescence des patients atteints de VIH.Les symptômes étant plus accentués chez les sidéens.

Quels sont les symptômes de la tuberculose pulmonaire ?

Lors du premier contact de la personne saine avec le Bacille de Koch, on parle de primo-infection tuberculeuse. Cette primo-infection au cours de la tuberculose pulmonaire est le plus souvent asymptomatique (sans symptômes). D’autre part un syndrome infectieux caractérisé par l’association d’une toux, fièvre, fatigue et anorexie, peut révéler la primo-infection. A ce stade, le seul moyen de confirmer que la personne est infectée est d’effectuer un test que l’on appelle « intra dermoreaction » ou test à la tuberculine. Ce test est positif lorsque 72heures après l’injection de la tuberculine il y a apparition (au point d’injection) d’une petite papule indurée.

Au stade de tuberculose maladie, malheureusement les symptômes de la tuberculose pulmonaire sont toujours non spécifiques ce qui explique le retard de diagnostic fréquent. On cite parmi ces symptômes, l’asthénie (fatigue), la perte d’appétit, l’amaigrissement, la fièvre, les sueurs nocturnes. Par ailleurs des symptômes pulmonaires sont inclus dans le tableau notamment des crachats sanglants (hémoptysie), des douleurs thoraciques, des essoufflements (dyspnée).

Comment confirmer le diagnostic de tuberculose pulmonaire devant ces symptômes non spécifiques ?

Ainsi devant ces symptômes atypiques, les moyens de confirmer une tuberculose pulmonaire reposent sur la réalisation de divers examens para cliniques. En premier lieu, les examens bactériologiques du crachat par examen direct ou encore après culture. Cet examen permettra de réaliser un antibiogramme pour connaitre les antibiotiques actifs sur les germes pour ainsi bien conduire le traitement. À part les examens bactériologiques, la radiologie prend une place considérable dans le diagnostic de la tuberculose pulmonaire. La radiographie thoracique, incidences face et profil permettront d’objectiver des images d’opacité à prédominance apicale (sommet pulmonaire).

Par ailleurs, des examens sanguins peuvent être réalisés, une baisse du taux des globules blancs peut être un signe de tuberculose pulmonaire. L’examen anatomopathologique peut contribuer également à établir le diagnostic, après la réalisation d’une biopsie bronchique ou pleurale. La notion de contage tuberculeux est très importante, car elle permet de suspecter le diagnostic de tuberculose pulmonaire même en l’absence de symptômes.

 

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Juste un grand merci pour cet article ,cela tombe bien pour moi

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