Université de Toulouse : haute tension et menaces de mort

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Les étudiants de l’université de Toulouse Jean Jaurès mettent en place un blocus. En s’opposant à ces contestations, le directeur de l’établissement reçoit une menace de mort et porte plainte.

Revendications estudiantines

La tension monte à l’université de Toulouse Jean Jaurès, ancienne université Le Mirail. Depuis deux semaines, des mouvements contestataires secouent l’établissement. Violences policières pendant les manifestations, austérité budgétaire… Des revendications parmi tant d’autres qui ont poussé des étudiants à s’allier et à interdire l’accès de leur établissement. Ainsi, le 20 novembre dernier, ils ont bloqué les portes avec des chaises et des tables. Rebelote mardi matin après un vote douteux lors d’une assemblée générale (AG). Jean-Michel Minovez, président de l’université, a reçu des menaces de mort en s’opposant fermement à ces blocages.

Présent sur place, un journaliste de l’hebdomadaire La Voix du Midi a affirmé que le vote du jeudi 20 novembre a « largement dérapé ». Car en dépit qu’une majorité d’étudiants s’est opposée à l’idée de la poursuite des mouvements de contestation, le blocus du mardi 25 novembre a tout de même eu lieu. En effet, grâce à un vote à mains levées chahuté, la volonté de perturber le déroulement des cours des étudiants les plus engagés a triomphé. Le personnel enseignant a aussi été favorable à la poursuite du mouvement «par tous les moyens » puisque cela faciliterait l’échange sur les revendications déjà rédigées.

Menace de mort à l’encontre du président de l’université

Jean-Michel Minovez, le président de l’université, s’est fortement opposé aux décisions des étudiants depuis le début du mouvement. Ainsi, le lundi soir, au cours d’une réunion de crise, il a informé l’assistance que tous les responsables continueraient à s’opposer « […] à tout blocage, contraire aux objectifs d’une large mobilisation ». Aussi, la totalité des bâtiments ont été ouverts ce mardi dès 8h. Les étudiants contestataires ont mal vu cette volonté du personnel administratif et enseignant. Les différentes réactions ont été rapportées par le journaliste de La Voix du Midi sur le réseau social Twitter.

Un faux communiqué contenant la signature du président a circulé au cours des AG étudiantes. La vue du logo du ministère de l’Intérieur et de la phrase qui affirmait que le président ne reculerait devant rien pour maintenir une situation normale dans le campus a stimulé une crainte d’interventions de la police. Le journaliste a également dévoilé qu’en dépit des nombreuses menaces de mort et des insultes dont il a fait l’objet, le président de l’université reste campé sur sa position. Ces débordements l’ont même poussé à porter plainte contre X.

D’après le président, des groupes non structurés, constitués d’éléments extérieurs à l’université, ont pénétré sur le campus pour orchestrer le blocus. La situation est tendue et la confusion totale règne puisque de nombreux bâtiments sont restés ouverts. Des assemblées générales de la direction, du personnel enseignant et des étudiants ainsi qu’une conférence de presse ont eu lieu par la suite.

 

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